Octobre 2013 : Svalbard & Océan Arctique – La Faune

Voici la seconde partie des photos de ce magnifique voyage entre le Svalbard et la banquise polaire.

Je vous propose aujourd’hui de découvrir les photos de ceux qui nous faisaient rêver avant même de partir dans ces régions reculées : Les Ours Polaires.

J’en avais près de 2000 photos en revenant, le tri a donc été long mais cela signifie aussi que les rencontres ont été nombreuses, bien plus nombreuses que nous n’aurions osé l’espérer. D’autant que les conditions météo ont là aussi été assez favorables.

Spitzberg0693_040913Nous aurons donc eu l’opportunité d’observer plusieurs mâles adultes, dont deux qui se sont affrontés à quelques dizaines de mètres de nous mais également une femelle avec ses deux petits nés au début de 2013 et qui affronteront leur premier hiver dans les semaines qui viennent.

La banquise est un univers vraiment particulier. Des ondes lentes qui bercent aussi bien notre bateau que les plaques de glace qui flottent tout autour de nous, les craquements de la banquise, le silence et le froid à perte de vue… une ambiance vraiment envoutante et magique. Et quand soudain, au fond des jumelles on aperçoit ce que l’on commence par rêver comme la silhouette d’un ours polaire, on se pince une fois, deux fois… la brume doit nous jouer des tours… et puis la silhouette devient de plus en plus évidente. Non il ne s’agit pas d’un hummock (épaississement d’une banquise en raison de contraintes physiques et lors de modifications de conditions météorologiques) mais bien d’un ours polaire!

Le commandant coupe alors les moteurs, le bateau avance au ralentis. Tout ce que l’on peut entendre  alors c’est le craquement de la glace contre la proue du navire et notre respiration. Les battements du cœur qui ralentissent jusqu’à savoir si sa majesté des glaces continuera à s’approcher suffisamment pour que l’on tente de réaliser quelques photos ou si, pour une raison ou une autre, il détournera son chemin, ne nous laissant alors que le souvenir de cette vision presque irréelle dans ce paysage qui ne l’est pas moins.

La brume se lève, le jour touche à sa fin et les couleurs deviennent féériques… l’ours n’a pas changé de cap, il s’approche. Je n’entendrai alors bientôt plus que les déclenchements de mon appareils. Le visage glacé, les larmes s’échappent de mes yeux sans que je ne puisse les retenir mais elles auront vite fait de geler le long de mes joues. L’émotion est si forte…

Le spectacle durera parfois près d’une heure, parfois quelque minutes. Mais peu importe la magie opère à chaque nouvelle observation.

Nous les avons vu ces ours, sauvages, dans leur milieu naturel. Malgré leur statut de super prédateurs ils semblent néanmoins si fragiles. L’équilibre de leur habitat ne tient qu’à un fil. Si un maillon de cette chaîne se brise, c’est la survie de plusieurs espèces emblématiques du grand Nord qui est menacée.

J’espère que les deux albums que je vous propose sur mon site vous permettront de ressentir un peu de la magie de ces lieux uniques.

Vous avez également la possibilité de retrouver le récit intégral de ce voyage, au quotidien, dans le journal de bord