Mars 2012 : Hermines

La fin de l’hiver arrive et malgré des températures encore assez basses et une bise tenace, l’essentiel de la neige tombée en dessous de 1000 mètres a fondu.

J’espérais avoir l’occasion de chasser l’hermine pendant que les champ étaient encore recouvert de ce magnifique manteau blanc mais malheureusement je n’ai pas trouvé le temps de réaliser ces photos.

Hermines02_100312Heureusement que je peux compter sur quelques généreux amis photographes qui partagent avec moi leur découvertes et observations. Contrairement à mes habitudes, et malgré une invitation que je n’ai pas pu honorer je ne me suis pas rendu chez mon ami Thierry cet hiver. Mais c’est Olivier, un ami qui habite sur les hauts de Lausanne, qui m’a appelé l’autre jour pour me dire : »Passe un de ces jours, il y a des hermines dans le champ d’en face!! »

Ni une ni deux, j’ai libéré 3 petites heures un samedi matin pour faire l’aller-retour et tenter de réaliser quelques photo de ces belles hermines. Elles étaient trois à être présentes dans ce champ, lentement réchauffé par les doux rayons du soleil à partir de 9h00 du matin. Et presque réglées comme du papier à musique, nos 3 petites hermines sont sorties à peine le terrain réchauffé. L’une d’entre-elles, la plus craintive, portait encore son blanc manteau hivernal alors que les deux autres ont déjà commencé leur mue et arborent un poil blanc parsemé de brun. Une mue qui annonce la douceur d’un hiver qui se termine et du printemps qui fait timidement son arrivée.

Je n’aurai pas imaginé l’exercice si difficile… les hermines se déplacent de manière complètement aléatoire et sont d’une très grande agilité. Elles sortent de terre et y retourne en une fraction de seconde et bien entendu… elles ne ressortent jamais au même endroit, le sous-sol du champ est clairsemé de galeries interminables!

Il semble cependant que notre présence attisait leur curiosité car même s’il aurait été impossible de les approcher , on ne peut pas dire non plus qu’elles cherchaient à fuir. Il suffisait donc d’avoir un peu de chance pour être au bon moment, au bon endroit et d’être prêt à déclencher à chaque seconde… ce qui devient difficile quand la bise vous gèle les doigts et qu’ils sont complètement engourdis par le froid!

Mais voilà… peu de temps devant moi et après 2h30 couché dans le champ, sur le sol encore partiellement gelé, et une douzaine de photos sur la carte mémoire, il était temps de rentrer. De toute façon, les hermines retournent à leurs terriers vers midi, pas la peine donc d’insister outre mesure.

J’espère que ces quelques photos vous plairont car au-delà du plaisir de les photographier, il y avait aussi celui de les observer. Et quand on peut s’approcher aussi prêt de ces espèces et les observer dans leur milieu naturel on réalise que l’on est les témoins d’un équilibre aussi fragile qu’immuable.