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Brice Petit Photographie



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Octobre 2011 : Ma Terre Vue du Ciel

Le 1er août 2011, j’ai eu la chance de réaliser un vol en montgolfière et de survoler la Gruyère, grâce à mes anciens collègues et amis de l’Université de Lausanne qui m’ont offert ce magnifique cadeau à l’occasion de mon départ.

Connaissant ma passion pour la photographie et mon amour des paysages et de la nature ils m’ont offert là une occasion rêvée pour moi de vivre à mon tour, ma terre… ma terre vue du ciel.

Mais avant de quitter le plancher des vaches (fribourgeoises), il a fallu déchargé la pesante nacelle et déplier le gigantesque ballon aux 1001 couleurs! Une fois la manœuvre terminée et la toile allongée dans le champ est donc arrivé le moment tant attendu de chauffer cette énorme bulle d’air qui allait bientôt nous offrir un point de vue incroyable sur ces magnifiques paysages fribourgeois.

Nous voilà donc embarqués pour un vol d’un peu plus d’une heure, porté au gré d’un vent très modéré en cette fin de journée d’été… et le spectacle est à la hauteur de nos attentes! Le silence qui règne dans la nacelle n’est interrompu que par le bruit du brûleur, savamment dosé par notre pilote, qui dirige son ballon avec beaucoup de délicatesse, tout en gardant un œil sur son GPS et l’autre sur l’altimètre.

Juste avant le couché du soleil nous avons atterri dans un champ, tout en douceur… et après avoir replié la montgolfière et chargé la nacelle sur la remorque du véhicule qui est venu nous récupéré nous avons même eu droit à une petite coupe de champagne, à la tombée du jour.

Un magnifique souvenir me reste donc de ce merveilleux moment suspendu entre terre et ciel, à contempler ma terre… ma terre vue du ciel.

Pour ce nouvel album j’ai la chance de vous proposer une nouvelle collaboration artistique comme j’avais pu le faire avec les dernières photos réalisées à New York sur une oeuvre originale électronique de Toni Bastard.

J’ai toujours aimé présenter mes photos sur une musique que j’essaie à chaque fois d’adapter au sujet photographié. Et je dois dire que la composition proposée aujourd’hui par Yves Sagot est tombée à point nommé pour ces images.

Je lui ai demandé de me raconter un peu son histoire d’amour avec la musique, le piano, l’improvisation et le Jazz alors je lui laisse ici la parole :

« Les années de piano c’est un peu compliqué car je suis autodidacte.

Depuis l’âge de dix-onze ans je casse les oreilles de mes semblables, puis vers 14 ans je prends une année de cours de jazz, travaille dur pour me payer un Rhodes-Fender (le must de l’époque), et joue pendant trois ans dans un groupe resté inconnu des médias mais pas des groupies, les Glaviaux. Après une longue traversée en solitaire, je jame un peu avec des copains dans une structure originale faite de deux claviers, basse, batterie, puis reprend sérieusement les cours de jazz avec Bruno Rousselle. Cependant, l’improvisation où je peux combiner des couleurs jazz avec des sonorités plus classiques reste ce que je préfère. Je conçois la musique comme un dialogue et je suis souvent inspiré par une rencontre. C’est d’ailleurs le cas du morceau Noëlle, qui fait référence à quelqu’un. Kundera disait on parle toujours des femmes que l’on a eu, jamais de celles que l’on aurait aimé aimer. C’est probablement ce que je fais dans mes improvisations, je parle de celles qui m’ont laissé une trace sans que rien ne s’engage.

Le thème est venu, c’est probablement le verbe le plus juste, un soir dans un hôtel américain (de San Diego je crois) où nous étions avec un ami et Noëlle. Le morceau tel qu’il est là, est une improvisation sur ce thème avec un ajout de deux voix, elles aussi improvisées. Comme je n’ai pas de matos pour éditer la musique, je n’ai pas eu d’autre choix que de jouer l’enregistrement de la partie piano et en même temps d’enregistrer en temps réel et de manière consécutive les deux voix. C’est en fait de l’overdubbing mais sur une mono-piste. Le côté sympa du truc c’est que l’on y gagne en spontanéité et que je trouve que cela humanise la musique. D’une manière générale, je n’aime pas les trucs trop carrés, c’est comme les discours politiques. C’est pourquoi l’impro-solo reste mon mode d’expression préférée. » Yves Sagot

Je vous propose donc de découvrir ces photos et de vous laisser bercer par cette douce improvisation de piano.

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